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L’impressionnante rénovation du musée des beaux-arts et d’Archéologie de Besançon

Le musée des beaux-arts et d’Archéologie de Besançon est un des plus vieux musée de France. Il a été créé en 1694, soit un siècle avant le Louvre. Le musée ne compte pas moins de 1500 œuvres exposées dont la toile de Bronzino (estimée à 100 M€), le Hallali du Cerf de Gustave Courbet (une œuvre de 15m²) et une collection exceptionnelle de 6000 dessins.

En rénovation depuis 4 ans, le musée a ré-ouvert ses portes le 16 novembre dernier, inauguré par le président de la République. La transformation du lieu a permis une impressionnante mise en lumière des œuvres emblématiques de sa collection.

 

 

 

 

Un projet de rénovation ambitieux

La rénovation du musée des beaux-arts et d’Archéologie de Besançon était un projet ambitieux.

D’une durée totale de 10 ans, il a nécessité pas moins de 6 ans de conception. Les travaux de rénovation se sont déroulés pendant 4 années, obligeant à la fermeture du musée.

Le projet a consisté en la mise en sécurité, la mise en accessibilité et l’augmentation de la surface d’exposition de 1500m² pour obtenir 3 600m² d’exposition. Le coût de cette rénovation se monte à 16 M€HT.

 

 

 

 

De nombreux défis techniques à relever

L’agence Alpes Contrôles Besançon a assuré le Contrôle Technique de Construction de cet incroyable projet. Cela a nécessité d’intervenir dès la phase et tout au long du projet sur de nombreux points techniques.

Le musée est une ancienne halle aux grains de Marnotte de 1843. Le bâtiment est fondé sur des pieux bois et comporte un patio intérieur avec une structure béton remarquable de Louis MIQUEL (1970), élève de LE CORBUSIER.

Ce volume central hors normes dispose d’un jeu de rampe pour lequel il a fallu mener une étude spécifique pour assurer le désenfumage. L’ingénierie du désenfumage a été réalisée par le laboratoire agréé EFECTIS. Pas moins de 160 000m3/h ont été nécessaires en extraction mécanique et 170m² d’amenées d’air naturelles.

Dans son projet, l’architecte Adelfo Scaranello, originaire de Besançon, a cherché à faire rentrer davantage de lumière naturelle. Cela s’est traduit par l’ouverture de baies en façade et la mise en place de nombreuses verrières en toiture. Il a donc fallu renforcer la charpente existante en bois massif d’une portée de 29 mètres, pour accueillir les 460m² de verrières représentant environ 23 tonnes. Ce renforcement structurel a demandé une phase de diagnostic importante.

Le projet prévoyait également la réalisation d’une passerelle piétonne en verre de 12m de long, survolant une fresque en mosaïque antique.

 

 

La thermique et les fluides ont également été un point d’attention tout particulier. En ce qui concerne la ventilation du musée, elle est assurée par une Centrale de Traitement d’Air (CTA) double flux assurant le maintien de la température et des conditions d’hygrométrie pour les œuvres. Par ailleurs, le musée dispose de nouveaux planchers et dallages chauffants-rafraichissants.

Enfin, le musée étant un Etablissement Recevant du Public (ERP) de 2ème catégorie, il a fallu assurer la mise en accessibilité de l’ensemble du bâtiment, ce qui a nécessité la mise à niveau complet du Rez-de-chaussée. Par ailleurs, pour assurer la sécurité des personnes, de monumentales et exceptionnelles portes coupe-feu atteignant 3,68m de hauteur ont été mises en place.

 

 

 

 

   

 

Une inauguration par le président de la République

L’inauguration de ce nouveau musée a eu lieu le 16 novembre dernier en présence du président de la République. Après 3 jours d’ouverture, près de 12 000 personnes ont pu découvrir la nouvelle architecture et les installations de ce superbe lieu de culture.

 

 

 

 

 

 

 

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