Rencontre avec …

Marie Rubira, Coordonnatrice SPS

« (…) lorsque j’ai visité le site Internet d’Alpes Contrôles puis celui de la Fondation, les valeurs qui y sont véhiculées m’ont parlé. J’apprécie aussi que nous soyons à taille humaine ».

« Non, je ne me suis jamais dit que ce n’était pas un métier de femmes ». Ainsi la question du genre dans ce métier technique est-elle clairement traitée. En même temps, on devine au son de la voix de Marie Rubira, tonique et précise, qu’une autorité naturelle doit de même atteindre maitres d’œuvres et chefs de chantier, ses interlocuteurs sur sites concernant la gestion des risques. Celle qui a toujours voulu travailler à la protection des personnes, d’abord en devenant gendarme (un rêve d’enfant qui qui ne se fera pas !), possède la fibre « prendre soin et garder ». Dans sa vie personnelle, Marie Rubira a été responsable de l’antenne locale de Castres de La Ruche Qui dit Oui, plateforme internet de produits locaux en grande partie bio, à collecter ensuite près de chez soi. A titre professionnel, Marie Rubira a tracé un parcours en forme de pied de nez à la rectitude des autoroutes, pourtant cohérent.

 

 

Dans une autre vie, Marie Rubira travaillait en gestion des risques naturels hydraulique inondation, puis s’est réorientée vers la gestion des risques industriels via un Mastère (bac+6). C’est alors qu’elle s’est souvenue qu’au lieu des sites, ce sont les personnes qu’elle souhaitait protéger. Cherchant puis trouvant ce fameux poste qui lui correspondrait chez Alpes Contrôles, Marie Rubira a intégré la formation : « Je suis la plus vieille des plans jeunes ! (rires) J’ai la chance d’être accompagnée en tutorat par Christian Dingreville, avec qui je me rends sur les chantiers régulièrement et où je tente de trouver des solutions sur place rapidement, en pensant collectif (…) Je n’avais pas envie d’aller chez un gros bureau de contrôles et lorsque j’ai visité le site Internet d’Alpes Contrôles puis celui de la Fondation, les valeurs qui y sont véhiculées m’ont parlé. J’apprécie aussi que nous soyons à taille humaine ».

 

De son métier, elle retient la difficulté de la reconnaissance, mais aussi et avant tout son importance décisive : « Substituer aux façons de faire habituelles de nouvelles pratiques pertinentes en terme de sécurité nécessite une pédagogie quotidienne. Il faut réapprendre aux autres l’utilité de notre métier et savoir être ferme face à une situation à haut potentiel de gravité, dire ’ Stop, on arrête, on réfléchit et on se pose pour faire la part des choses’ » Sans nul doute, on l’écoute.