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La SERMA : Une nouvelle vie pour l’ancien téléphérique d’Avoriaz

Bâtiment administratif de la SERMASuite à la construction d’un gros porteur de type 3S en 2013, la gare d’arrivée de l’ancien téléphérique est depuis délaissée. L’ancienne gare datant de 1963 a été réhabilitée pour offrir de nouveaux espaces de travail à la SERMA : Société d’Exploitation des Remontées Mécaniques d’Avoriaz à Morzine. Alpes Contrôles a réalisé un accompagnement transversal dans ce projet, en intervenant à la fois en tant que Contrôleur Technique de Construction (CTC) et en mission de Coordination en Sécurité et Protection de la Santé (SPS).

Deux parties composent ce bâtiment de 1 800 m² :

  • – Une zone de bureaux existante – insalubre – en partie démolie et rénovée.
  • – L’autre zone correspond à l’ancienne gare, qui a nécessité d’importants travaux de démolition et de reconstruction.

 

UN CHANTIER DE RÉHABILITATION AMBITIEUX POUR LA SERMA, ALLIANT STRUCTURE BOIS ET PRÉFABRICATION

Préfabriqué en boisLe nouveau bâtiment de la SERMA se distingue par une construction éco-responsable, majoritairement en bois, avec une conception pensée pour conjuguer esthétique et solidité. En effet, en son centre, le bâtiment présente un noyau béton comprenant la cage d’escalier et d’ascenseur. Ce noyau permet de reprendre les efforts horizontaux de vent et sismique (zone 4).

La préfabrication a été un atout majeur pour la conception du bâtiment et le déroulement de la réhabilitation. En effet, la livraison d’éléments en bois préfabriqués sur le site a permis d’optimiser le travail sur le chantier. Il a duré sur plusieurs saisons d’été.

Maxence D’ERRICO, Ingénieur CTC

« Une de nos valeurs ajoutées a été de contrôler l’interface entre les bureaux d’étude béton et bois. Cela favorisait une meilleure communication entre les deux et une cohérence dans leurs calculs respectifs. Cette collaboration étant importante pour le bon déroulement du chantier en phase projet, notamment dans la gestion du risque sismique et incendie qui sont deux points critiques majeurs. » a précisé Maxence D’Errico, Ingénieur généraliste CTC, qui est intervenu sur la partie structurelle du chantier.

 

SECURITÉ INCENDIE ET CONCEPTION STRUCTURELLE : DES DÉFIS TECHNIQUES MAJEURS

Chantier en altitudeCe chantier en altitude implique plusieurs défis techniques. Du fait de son classement en ERP de 5e catégorie avec un plancher bas du dernier niveau à plus de 8m, la structure bois du bâtiment devait assurer une stabilité au feu ainsi qu’un coupe-feu entre niveau de 1 h au moins.

Les assemblages entre les structures bois et les pièces de métal qui permettent de fixer les ensembles ont nécessité une attention particulière. En effet, le métal est un point critique en cas d’incendie : si le bois se consume, le métal lui va potentiellement se décrocher et chuter. Des mesures spécifiques ont été mises en place pour garantir la sécurité des utilisateurs du bâtiment.

« Nous avons beaucoup échangé avec l’entreprise Arbosphere, pour prendre en compte les spécificités de la forme de la toiture. L’objectif était d’anticiper la surcharge de neige sur cette toiture et de limiter les risques d’accumulation. » a indiqué Mickaël Bron, Ingénieur généraliste CTC.

Au-delà des aspects structurels, la sécurisation des interventions a également été un enjeu sur ce site en montagne. La mission de Coordination en Sécurité et Protection de la Santé (SPS) a nécessité un suivi rigoureux. Il fallait notamment accompagner le travail des maçons spécialistes des ouvrages en altitude, dont de nombreux cordistes. La partie démolition du chantier était également un enjeu sensible.

 

Après plusieurs mois de travaux, le bâtiment de la SERMA a été livré en fin d’année 2024. Le résultat ? Des espaces de vie modernes et fonctionnels, pensés pour les futurs utilisateurs du lieu et parfaitement adapté à leurs besoins.

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