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Diminution de l’empreinte écologique d’Alpes Controles

 

Empreinte ecologique

Alpes Contrôles lance en interne une action sur la réduction de son empreinte écologique en associant son personnel à la réflexion.


Bonne nouvelle, les abeilles, même si elles sont peu productives en ce printemps pluvieux, se portent bien à Dingy Saint Clair en Haute-Savoie (village qui a vu naitre Alpes Contrôles).

La forêt gagne du terrain sur les espaces anciennement cultivés, le paysage traditionnel que nos ancêtres avec des moyens dérisoires ont mis deux millénaires à façonner se transforme mais les abeilles fabriquent un excellent miel de sapin.

Bonne nouvelle, mais c’est loin d’être le cas ailleurs en France et notamment dans les régions de culture intensive où des insecticides, le gaucho ou le régent, anéantissent les essaims.

Certains incriminent également les ondes électromagnétiques qui désorienteraient les abeilles.

Einstein avait indiqué que lorsque les abeilles disparaitraient, l’humanité n’en aurait plus que pour quelques années !

Les abeilles ne sont qu’un des nombreux  marqueurs de la qualité de notre environnement.

Dans une de ses envolées lyriques dans une conférence internationale, notre ancien Président s’alarmait et déclarait «  la maison brûle et nous regardons ailleurs » tout en continuant à faire la même politique, tant il est définitivement admis qu’il est politiquement très incorrect de proposer une alternative à la croissance, et que, de plus, la préservation de l’environnement, tout le monde est d’accord, à condition que ce soit le voisin qui s’y colle.

Les grands médias se font régulièrement les échos d’informations alarmantes sans toutefois apporter de commentaires sur les incidences de ces informations sur l’avenir de l’humanité ou sur notre santé.

Il est vrai que le temps consacré à ce type d’informations est dérisoire en comparaison avec celui consacré aux sports ou aux faits divers par exemple. 

Pourtant  nombre d’ouvrages scientifiques dont les données et les conclusions ne sont pas contestés, annoncent des effets catastrophiques sur l’environnement à court terme, c'est-à-dire en 2030 ou 2040 avec des interrogations sur la survie de l’espèce humaine ! 

 

Pollutions, changements climatiques et diminution des ressources

Jusqu’à un passé récent, il était considéré que l’origine des pollutions diverses que subissait notre environnement était pour l’essentiel due à l’industrie lourde.

Il est apparu ensuite que l’agriculture était à l’origine d’importantes pollutions et dégradations des sols.

De même l’utilisation de l’énergie pour les transports, le chauffage ou la climatisation, la fabrication des produits de toutes sortes dans tous les domaines industriels a induit des changements climatiques qui vont avoir un impact majeur sur les populations de la terre quelles que soient les latitudes.

L’augmentation des prix du pétrole, des matières premières mais également des céréales a mis en évidence que notre terre avait des dimensions finies, des richesses et des ressources finies.

A tel point que se pose aujourd’hui la question de l’accès à ces richesses et notamment aux denrées alimentaires de certaines populations vivant tant dans des pays riches comme la France et les pays occidentaux, que dans les pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, ou évidemment dans les pays en voie de développement (ou de sous-développement).

La question qui va se poser également à court terme avec une forte acuité est de savoir comment vont vivre le plus jeunes d'entre nous et nos enfants quand on considère le rythme de la disparition des espèces, sans équivalents dans l'histoire de notre planète et également le rythme de consommation des ressources non renouvelables.

Il n’est souhaitable ni de tomber dans le catastrophisme, ni de jouer les autruches.

La prise en compte de l’impact environnemental de nos modes de vie peut se révéler une véritable opportunité.

En effet, de manière résumée, une action vigoureuse en faveur de l’environnement permettrait de

  • Relocaliser des activités délocalisées grâce au renchérissement des coûts de transport
  • Renforcer les infrastructures de transports en commun
  • Créer un nombre très important d’emplois pour le développement des énergies renouvelables, l’isolation des bâtiments, la construction de bâtiments bioclimatiques à énergie positive
  • Augmenter la durée de vie des produits électroménagers ou électroniques dont l’obsolescence est programmée pour permettre le renouvellement des achats
  • Favoriser la création d’emplois par la réparation et la remise en état des produits manufacturés
  • Réduire fortement les risques de cancer et de maladies respiratoires qui sont en fort accroissement
  • Renforcer la production locale de produits agricoles
  • Diminuer le prix des produits par la réduction du volume des emballages et la diminution de la publicité
  • Orienter des fonds en faveur de la recherche pour la mise au point de procédés alternatifs dans de nombreux domaines industriels
  • Etc…



Une entreprise du secteur tertiaire comme Alpes Contrôles impacte-t-elle vraiment notre environnement et que pouvons-nous faire?

Les deux tiers des actifs travaillent dans le domaine des services comme cela est notre cas.

L’impact de notre entreprise dans le processus de consommation et de dégradation des ressources est loin d’être négligeable.

En effet, nous consommons :

  • de l’énergie pour nos déplacements dans le cadre de nos missions,
  • de l’énergie pour le chauffage et la climatisation de nos bureaux
  • des produits manufacturés tels que véhicules, ordinateurs, matériels de mesure, photocopieurs, mobilier, etc.…
  • des fournitures de bureau, des cartouches d’encre, des toners de fax
  • des piles, des sources lumineuses
  • du papier en très grande quantité encore
  • des déchets ménagers du type emballages, bouteilles plastiques,
  • des téléphones portables
  • etc.…

Même si nous avons entrepris depuis 2002 un certain nombre d’actions en faveur de l’environnement compatibles avec les intérêts économiques de l’entreprise, certainement pouvons-nous entreprendre une démarche plus globale. Michel Bertoni nous a proposé d’initier une réflexion sur ce thème, initiant par là cette démarche.

J’ai donné mon accord sous réserve que cette initiative ne débouche pas sur un simple vœu pieux mais se traduise par des actions et des engagements clairs et suivis dans toutes les entités géographiques d’Alpes Contrôle

De plus, il conviendra d’utiliser un référentiel en termes d’organisation et de suivi de la démarche sur le modèle de celui utilisé pour la qualité, ce qui impliquera également une intégration des exigences arrêtées en commun dans les audits effectués.
 

 

Actions déjà engagées en faveur de l’environnement

Ces actions résultent des engagements pris en 2003 lors de l’élaboration concertée avec les instances représentatives du personnel du Plan de Respect des Engagements du projet d’entreprise.

Citons-les :

  • Limitation des déplacements des ingénieurs et vérificateurs en recrutant les personnels dédiés  dans les agences où l’activité est vendue.
  • Limitation des déplacements des spécialistes en formant les vérificateurs de telle sorte qu’ils soient polyvalents et en mesure de réaliser les vérifications courantes
  • Ouvertures d’antennes décentralisées pour rapprocher nos collaborateurs de leurs clients (Albertville, Thonon, Bourgoin-Jallieu, Scionzier)
  • Incitation de nos collaborateurs à choisir des véhicules de service les moins polluants possible (en cours)
  • Utilisation systématisée de la visioconférence dans les réunions de groupes inter agences et même pour des actions de formation à distance
  • Réduction de l’utilisation de papiers par suppression de toutes les notes papier
  • Correspondance par messagerie très performante
  • Envoi des rapports aux clients par mail sous format PDF
  • Création de serveurs informatiques virtuels
  • Investissement dans de nouvelles prestations proposées à nos clients (HQE, respect de la réglementation thermique)
  • Utilisation de papier recyclé pour les photocopies
  • Suppression des désherbants et des engrais pour les espaces extérieurs du siège.
  • Participation au groupe de travail de l’association des entreprises du Parc des Glaisins à Annecy-le-Vieux.

Ces actions ne font pas l’objet d’un suivi systématique à l’exception de celles figurant sur le plan de respect des engagements.
 

 

Cette démarche est-elle compatible avec les impératifs de rationalité économique qui doivent également guider une stratégie d’entreprise ?

Cette démarche n’est pas guidée par un quelconque souci de promotion de notre entreprise.

Elle engendrera des coûts à court terme sans aucun doute.

Mais à titre d’exemple, pouvons-nous nous désintéresser de l’impact des frais de déplacement sur notre résultat d’exploitation ?

Entre mai 2007 et mai 2008, nos dépenses liées à notre consommation de carburant pour nos déplacements purement professionnels ont augmenté de 35 %, ce qui entraine une baisse de notre résultat d’exploitation de 63 000 € pour BAC et de 25000€ pour ACCS (Nota : le résultat d’exploitation est la composante essentielle du calcul de l’intéressement).

L’utilisation des nouvelles technologies et la conception de logiciels performants permet de contribuer à la réduction des frais de déplacements et à éviter les passages trop fréquents au bureau simplement pour déposer les rapports. On voit là la concomitance de l’intérêt économique et de l’intérêt environnemental.

Dans les relations avec nos clients, ces nouvelles technologies contribuent également à la diminution de l’utilisation de papiers et des coûts de timbrage et améliorent notre compétitivité. 

Il est nécessaire d’investir pour déboucher sur des actions contribuant à la préservation de l’environnement et rentables économiquement.
 

 

Quelles sont les conditions pour une démarche efficace ?

Cette démarche, pour être efficace, ne doit pas résulter d’une simple volonté de la Direction de l’entreprise et il est fondamental qu’il y ait une adhésion d’une majorité du personnel.

Cette adhésion du personnel est nécessaire pour recueillir de la manière la plus exhaustive possible les suggestions et pour que la démarche soit mise en œuvre.

Une enquête sera donc réalisée. Elle permettra de mesurer le degré d’adhésion et d’amorcer le travail du groupe qui sera chargé de faire des propositions à la Direction de l’entreprise.

Comme je l’ai indiqué précédemment, la démarche s’appuiera sur un référentiel type ISO 14001 sans toutefois que nous ayons recours à un organisme certificateur.

Nous maitrisons bien la méthode à appliquer pour atteindre ce type d’objectif.

Si cette action est entérinée, elle s’appliquera bien entendu à toutes les agences et à tous les services.

Le groupe de travail ne devra pas excéder 8 à 9 membres.

 

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